Lettre ouverte à la Jeunesse Camerounaise
Chers Jeunes Frères et Sœurs,
Avec votre permission, je m’adresse à tous ceux d’entre vous, qui avez souhaité vous exprimer en février dernier par la violence pour faire entendre votre voix au Cameroun. Et parmi lesquels, selon le vice-Premier ministre en charge de la Justice, 729 personnes ont été condamnées.
Plus que jamais, certains d’entre vous sont encore décidés à redescendre dans la rue quitte à y laisser leur vie, si la Constitution du Cameroun vient à être modifiée par l’Assemblée nationale.
A tort ou à raison, vous avez le droit de vous exprimer à condition que ce soit dans un cadre légal et institutionnel. Evitez d’être manipulé et utilisé par ceux qui sont cachés derrière les institutions de la République et qui sont pour la plupart les plus proches collaborateurs du Président de la République Paul BIYA , et par certains leaders de partis politiques qui ont raté leur mission et leur devoir républicain, avides du pouvoir, retranchés derrière des masques dans le silence, la paix, la tranquillité, l’opulence, la sécurité avec toute leurs familles et enfants en vous laissant descendre dans la rue comme des bêtes qui doivent être sacrifiées.
Quel impact cela aura-t-il sur votre vie et votre situation sociale et familiale, que l’on change la Constitution du Cameroun, aujourd’hui ou après 2011 ?
Des 729 personnes condamnées à des peines de prisons, combien ont reçu de simples visites ou encore des interventions des instigateurs qui vivent en paix dans leur famille ?
Votre colère est certes fondée et je vous comprends. Mais n’oublions pas que le Cameroun est un pays de droit, libre et démocratique avec des institutions républicaines qui fonctionnent tant bien que mal.
Tous les Camerounais, à tort pour certains, à raison pour d’autres, ont renouvelé leur confiance à Monsieur Paul BIYA par les urnes en 2004, pour 7 ans. Et ceci jusqu’en 2011.
En votant Monsieur Paul BIYA en 2004, nous lui avons donné le pouvoir et la liberté de prendre toutes les décisions souveraines qui s’imposent pour notre pays pendant la durée de son mandat.
Changer la constitution ne veut pas dire que Monsieur Paul BIYA sera automatiquement reconduit président de la République du Cameroun après 2011 si vous ne le souhaitez pas.
Changer la constitution, pour moi, veut surtout dire que Monsieur BIYA voudrait nous laisser un cadre législatif et réglementaire approprié qui ne devrait souffrir d’aucun vide juridique ni d’aucune équivoque après son départ.
Je vous comprends car chaque génération invente des formes de pensée, des idéaux, des manières de vivre qui lui sont propres. La génération d’aujourd’hui que vous incarnez est une génération de la communication, de la publicité, des marques, d’internet, du portable, du rap et de la techno. Vous avez reçu par l’école les moyens de penser, et ainsi de vous forger votre propre opinion. Le Président vous écoutera. Je suis certain qu’au plus profond de lui, il sait que la génération des enfants de 2011 est une génération qui est prête à se sacrifier pour ses valeurs, son amour propre et son avenir. Loin d’être comme la génération des sacrifiés qui est celle des Jean Blaise GWET à laquelle j’appartiens.
Le monde est en pleine mutation, le Cameroun fait partie de cette globalisation.
Pour preuve, suite à vos dernières revendications, les salaires de fonctionnaires ont été revus à la hausse de 15%, les prix et droits de douane de certains produits et biens de première nécessité ont été revus à la baisse. Certes beaucoup reste à faire et nos espoirs reposent en vous.
Ne pouvant plus compter sur les partis d’opposition au Cameroun, vous faites preuve de courage et vous vous intéressez à la politique de votre pays; c’est un acte patriotique qui mérite encouragement et encadrement dans une structure institutionnelle et légale.
Certains de vos ainés comme moi, sommes à votre disposition pour vous encadrer, vous guider et vous aider à créer un cadre juridique juste et légal de dialogue et de réflexion pour la paix, la stabilité politique, économique et pour un développement durable de notre Pays, au sein duquel tous les Camerounais, en majorité les jeunes, devront être de vrais acteurs.
Il est temps pour toute votre génération, quelle que soit votre appartenance ethnique, religieuse, culturelle, politique, d’où que vous veniez, du nord au sud, de l'est à ouest, de refuser qu'elle soit uniquement une génération de figurants, mais qu’elle soit réellement impliquée aujourd’hui dans la gestion et la préparation de son avenir pour mieux maitriser la transition après le départ du Président BIYA en 2011 ou après, en fonction de votre décision et de la volonté de DIEU.
Je vous invite plutôt à l’esprit de patience, à l’esprit de tolérance, à l’esprit d’entreprise, à l’imagination et à l’organisation. Mon cas, mon parcours, mon courage et mon combat qui a toujours consisté à travailler pour relever l’image de notre Pays et de son peuple devraient vous inspirer et vous redonner confiance en vous-même. En attendant les jours meilleurs qui finissent toujours par arriver.
Pendant vos moments de détente, prenez connaissance des liens ci-dessous. Mon cas devra toujours vous inspirer à garder la tête haute malgré vents et marées.
http://www.luckygwet.com/142603/166222.html
http://www.luckygwet.com/142603/index.html
http://www.luckygwet.com/142603/165501.html
http://www.luckygwet.com/142603/166201.html
www.luckygwet.com
Tout en restant à votre disposition et dans l’attente de vos observations et suggestions pour la mise en place d’un cadre de dialogue à construire, je vous invite au courage, à rester calme après la modification de la Constitution, et à chercher plutôt d’ores et déjà, à vous inscrire sur les prochaines listes électorales pour ne plus laisser une minorité décider à votre place. Car, si vraiment vous êtes contre la modification de la Constitution, ce sera la seule occasion légale et constitutionnelle de dire non.
N’hésitez pas à transférez ce mail à vos camarades.
Très fraternellement
Jean Blaise GWET
jbgwet@luckygwet.com
www.luckygwet.com